Qu’est-ce que la thanatopraxie?

La thanatopraxie est un soin d’hygiène et de conservation du corps apporté à un défunt. Il a pour but de donner une dernière belle image de l’être cher et de donner plus de temps à la famille pour se recueillir auprès de lui.

L’altération post-mortem du corps s’accompagne d’une succession de modifications qui peuvent altérer les traits du visage. Grâce à nos techniques de soins, les stigmates de la mort disparaissent. Le visage retrouve un aspect serein et apaisé. Ces bonnes conditions offrent à la famille la possibilité de prendre le temps qui lui est nécessaire pour faire ses adieux.

L’histoire de l’embaumement moderne, France culture, 5.12.2017


Quand nous appeler?

Dès que le décès est constaté, vous pouvez faire appel à nous directement ou en passant par votre agent de pompes funèbres. Certains pays imposent les soins de thanatopraxie pour le rapatriement.


Où nous trouver?

Nous sommes habilitées à travailler dans tous les cantons romands et pouvons pratiquer à domicile, dans les hôpitaux, EMS ou dans les locaux adéquats.


Nos tarifs?

Nos tarifs peuvent varier en fonction du lieu dans lequel nous nous déplaçons mais ils ne dépendent pas de la complexité du soin ni du temps dont nous avons besoin pour présenter le défunt à la famille.

Un soin coûte ainsi environ Frs. 500.–.


Camille Béguin

Image - ©Virginie Rebetez

©Virginie Rebetez

Camille Béguin est née en 1966. Mère d’un garçon et maîtresse d’un adorable caniche nommée Capsule. En couple depuis 2014 elle partage sa vie entre Genève et Martigny.

Déjà toute petite elle disait à sa famille que quand elle serait grande elle voudrait maquiller les morts…. Bien entendu que personne ne l’a prise au sérieux. D’ailleurs, ce n’est que bien plus tard que cette vocation est revenue à la surface.

À l’âge de 38 ans, se retrouvant seule et sans emploi, elle y repense grâce à son médecin traitant qui la pousse à reprendre une activité professionnelle. C’est à ce moment-là qu’elle découvre la profession de thanatopractrice. Elle enchaîne les stages en entreprise et suit une école en France. Diplômée en 2007, elle pratique ce métier avec passion et Camille Béguin se met à son compte en 2011.

Sur demande des entreprises de pompes funèbres ou directement des particuliers elle pratique sur toute la Suisse romande.

En 2018 elle s’associe avec Myriame Marti fraîchement diplômée. À toutes deux elles couvrent un grand territoire pour satisfaire les nombreuses demandes.


Myriame Marti

Image - ©Virginie Rebetez

©Virginie Rebetez

Myriame Marti est née en 1979.

Après un apprentissage de commerce dans une banque elle entreprend des études en Sciences Sociales à l’Université de Lausanne. C’est dans le cadre d’un cours d’anthropologie qu’elle a son premier contact avec le domaine funéraire. Dans le but de comparer les différents types de rites funéraires pratiqués dans le monde avec ceux pratiqués en Suisse, Myriame Marti poussera les portes de plusieurs pompes funèbres de Lausanne. Très marquée par cette expérience, elle cherchera à y faire un stage après ses études et c’est aux Pompes Funèbres Officielles de la Ville de Lausanne, qu’elle réalise son habileté et attrait pour les soins apportés aux défunts et l’accompagnement des familles en deuil. Engagée ensuite en tant qu’auxilaire en parallèle de sa profession d’enseignante, elle y apprendra les bases du métier d’entrepreneur de pompes funèbres.

En 2016 elle quitte l’enseignement et crée en tant qu’indépendante, les Services Funéraires Marti. Elle décide ensuite, en 2017, de se spécialiser dans la thanatopraxie en se formant à Genève auprès de Camille Béguin et en Allemagne à la VDT Deutsche Einbalsamierer e.V. où elle obtient son diplôme de thanatopractrice reconnu en Suisse, en Europe et internationalement. En 2018, les deux thanatopractrices s’associent pour créer THANATORIUM.


Témoignages

Philippe Murith, Pompes Funèbres A. Murith SA, Genève

Notre entreprise de pompes funèbres aide les familles qui traversent un deuil depuis plus de 125 ans. Nous accordons beaucoup d’importance au respect des traditions et particulièrement à la présentation des défunts.
Par les soins qu’elle prodigue comme une réelle vocation, Camille Béguin répond largement à nos exigences.
Elle donne en effet aux familles en deuil, la possibilité de retrouver l’être aimé dans les meilleures conditions.


Témoignages

Silvia Munoz, Psychologue FSP

Certifiée en psychologie d’urgence

En tant que psychologue d’urgence je suis confrontée à la mort constamment. Il s’agit plutôt d’une mort subite, violente et qui, par son côté soudain plonge les proches dans un désarroi terrible. Une partie de notre travail consiste alors à les soutenir afin de traverser l’immobilité du choc et à les amener à réaliser que la personne est réellement décédée.

Cette étape passe presque toujours par la confrontation au corps du défunt.  Hôpital, morgue ou lieu même du décès, la vision douloureuse et même partielle du corps de la personne est cependant importante pour démarrer le processus de deuil. Occasionnellement  nous les accompagnons mais la plupart du temps notre place est à l’extérieur de cette intimité. Systématiquement nous encourageons ce passage et il n’est pas rare que nous rencontrions des résistances initiales qui cèdent par la suite. Les personnes sont toujours soulagées après avoir fait la démarche. Rappelons qu’autrefois les morts restaient à la maison plusieurs jours et les visites se succédaient auprès de lui pour un adieu. La mort faisait partie de la vie et la douleur de la perte était partagée par la communauté.

Les enfants aussi quel que soit leur âge, devraient pouvoir dire au revoir à la personne décédée. Ce moment doit cependant être soigneusement préparé par les adulte qui vont les accompagner. Ces derniers décrivent à l’enfant de manière factuelle comment se présente la personne, son aspect, l’odeur voire la texture de sa peau s’ils souhaitent la toucher. Contrairement à l’idée reçue un enfant est tout à fait capable de traverser cette étape, sa curiosité naturelle le soutient et il vous sera reconnaissant de l’avoir emmené voir son proche plus tard dans sa vie.

Et même dans le cas particulier des morts périnatales, j’ai remarqué que toutes les mères qui ont pu avoir du temps avec leur bébé mort, le tenir dans leurs bras, lui parler avant de se séparer de lui vont pouvoir mieux avancer au travers du chemin de deuil. Le fait même de garder des souvenirs, des photos, ses empreintes, une mèche… toute trace du corps est important pour la suite. De même, l’honorer, lui donner un nom, une sépulture quelle qu’elle soit et l’inscrire dans l’histoire familiale sont autant d’étapes fondamentales pour éviter que la perte de l’enfant ne hante parents et famille. Heureusement que depuis quelques années,  les hôpitaux et les accompagnants dans ce domaine sont sensibles et reconnaissent l’importance de ces étapes et par conséquent vont encourager, faciliter et favoriser le contact avec l’enfant avant de le séparer de ses parents.


Témoignages

Patrizia C.

Voir son proche souffrir dans la maladie et la souffrance qu’implique son départ ensuite, rendent le deuil difficile à vivre.
Les soins de conservation effectués par Camille sur mon père m’ont permis de le revoir et j’ai eu l’impression qu’il dormait paisiblement. Les durs moments des dernières heures de sa vie ont été comme oubliés grâce à la thanatopraxie.
Merci!


Partenaires

Deuil’S est une association à but non lucratif qui regroupe des professionnel.le.s romand.e.s qui travaillent autour du deuil.

Docupass de Prosenectute vous guide pas à pas dans l’élaboration de vos directives anticipées et vous propose ainsi de consigner vos dernières volontés.

L’association Asnova vous soutient dans vos démarches administratives qui font suite au départ d’un proche.


Médias

Interview de Camille Béguin dans l’émission Mieux Vivre, Radio Lac, 29 octobre 2018. Podcasts de l’émission ici

Interview de Myriame Marti dans l’émission Forum, Radio Suisse Romande, 17 octobre 2018

Film de Céline Pernet qui met Camille Béguin en scène pendant un soin, association recherche ethnologie et cinéma, Neuchâtel

article_-_tribune_de_geneve.pdf

Camille Béguin interrogée sur les métiers tabous, La Tribune de Genève, 31 juillet 2010